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E-story : Adele


Adele : Nouvelle Lady Soul ou nouvelle Beatle ?

En automne 1987, Penny Adkins, 18 ans, prépare son entrée à l’université, mais la jeune étudiante tombe enceinte. Pas facile comme situation, avec on l’imagine, des conseils déstabilisants de tous côtés. Le 5 mai 1988, Adele Laurie Blue Adkins naît dans la banlieue de Londres. En 1991, la pire chose qui puisse arriver à une petite fille : son père l’abandonne et quitte le domicile conjugal. Adele ne lui pardonnera jamais. Penny emmène alors Adele, âgée d’à peine trois ans voir son premier concert : The Cure à Finsbury Park. Début des années 90, en Angleterre, c’est la folie Spice Girls (Girl Power!), un groupe qui va prendre une importance considérable dans la vie de la jeune fille qui va rapidement s’identifier à ses héroïnes. En 2001, elle voit Pink à Brixton et prend la claque de sa vie.

Puis à 14 ans, c’est la découverte de la grande Etta James et Adele découvre un nouvel univers. De 2003 à 2006 elle étudie à l’école d’art de Croydon, un passage qui va favoriser l’éclosion de l’artiste qui végète en elle. En 2006, elle enregistre une démo de trois chansons qu’un ami va poster sur sa page MySpace, et déjà on commence à parler d’elle. Bientôt le label XL la contacte et la signe en septembre 2006. En été 2007, première télé chez Jools Holland, elle chante «Daydreamer» seule à la guitare, partageant l’émission avec Paul Mccartney … Moment magique pour la jeune femme qui n’en croit pas ses yeux. Lui le Beatle légendaire la cotoyant elle, la petite inconnue … plus pour longtemps.

En octobre 2007, un premier single est produit à peu d’exemplaires : le magique «Hometown Glory». Bien évidemment il n’entre pas dans les charts, mais ce sera pourtant un tube lorsqu’il sera réédité en juillet 2008 (#19 UK). Un titre que l’on a entendu depuis absolument partout, repris par milles séries télés ou films. Début 2008, elle n’a encore quasiment vendu aucun disque, pourtant elle est déjà élue dans la catégorie Choix de la critique des Brits Awards. En janvier 2008, paraît son premier album 19 (son âge lorsqu’elle a enregistré l’album), qui va être un succès surprise … Numéro 1 au Royaume Uni, suivi bientôt par l’Europe qui va lui faire un triomphe. Le même mois, parution du 2e single: «Chasing Pavements» (attention aux frissons sur ce titre … je vous aurai prévenu) et triompe qui accompagne l’album (#2 en Angleterre et #21 aux Etats-Unis). Adele triomphe et devient la nouvelle chanteuse à la mode.

Certes, la comparaison avec Amy Winehouse et Etta James sont inévitables, voir les comparaisons avec les autres chanteuses soul british comme Joss Stone, Duffy ou Lily Allen, mais Adele est une artiste unique, que l’on ne peut comparer décemment à personne. En avril 2008, troisième single: «Cold Shoulder» et nouveau succès (#18 UK). En juillet on réédite «Hometown Glory» (#19 UK) et en octobre ce sera le 4e et dernier single : «Make you feel my love» (#4 UK), magnifique reprise de Bob Dylan. Les anglais n’avaient pas vu ça depuis longtemps: un album numéro un et autant de singles vendus, la marque des plus grands. Adele part en tournée, privilégiant l’Amérique du Nord, où deux mini albums live seront enregistrés : «Live From SoHo» et «Live at the Hotel Café». Adele est jeune, très jeune, elle est amoureuse, vit une idylle passionnée et commet des erreurs impardonnables pour une artiste aussi populaire, comme d’annuler les dernières dates de sa tournée pour passer plus de temps avec son amoureux. Ses fans sauront heureusement lui pardonner ce geste qu’elle regrettera par la suite.

En 2009, elle triomphe aux prestigieux Grammy Awards avec 2 victoires: meilleure nouvelle artiste et meilleure chanteuse pop. Son premier album 19 qui ne s’était vendu que très modérément aux Etats-Unis monte soudainement en flèche et atteindra la 4e place dans le classement des meilleures ventes. La vague Adèle va bientôt se transformer en un furieux tsunami. En 2010, son amoureux la quitte, Adele se sent très mal, trahie, abandonnée, mais sa carrière est en route et il faut absolument sortir une suite au triomphal premier album. L’adage veut que le premier album d’un artiste ait été conçu depuis ses plus jeunes années, et que le 2e doit être conçu en six mois, d’où les plantées célèbres que l’on a connu ici où là.

Mais Adele a des choses à raconter, sa séparation qui a laissé des plaies ouvertes, des cicatrices profondes qui mettront du temps à guérir. En janvier 2011, son deuxième album 21 est publié….

«21» va battre tous les records, même ceux établis par les Beatles en 1964: numéro 1 absolument partout, son pays, l’Europe, les Etats-Unis, le monde tout entier la porte aux nues, l’album s’installe aux premières places et ne semble pas vouloir redescendre. Un record paradoxal dans une époque de crise, où le téléchargement illégal règne en maître. Il reste et restera toujours une place dans le coeur des gens pour les grands artistes. Si les ventes de son album ne suffisaient pas, ses singles vont également battre des records de ventes: «Rolling in the deep» devenu LE standard de la miss (#2 UK-#1 US), l’hyper émouvant «Someone like you» (attention aux larmes, elles ne sont pas loin) (#1 UK-#1 US), «Set fire to the rain» (#11 UK-#1 US), «Rumour has it» (#85 UK-#16 US) et «Turning tables» (#62 UK-#62 US).

Le tiède succès des deux derniers singles s’explique aisément par le fait que tout le monde aujourd’hui possède l’album «21» (Comment ça pas vous? Mais qu’attendez-vous?). Adele s’embarque pour une deuxième tournée, mais devra l’arrêter brusquement pour une hémorragie des cordes vocales. Adele doit être opérée des cordes vocales et ne plus parler durant plusieurs semaines. Elle a retrouvé depuis l’usage de sa voix, Dieu merci ! En novembre 2011, la publication de son concert au Royal Albert Hall a battu des records de ventes en DVD. En février 2012, elle rechante une première fois aux Grammy Awards, où elle obtient six victoires, ce qui va relancer la vente de l’album aux Etats-Unis. Elle atteint le record de durée à la première place des ventes aux Etats-Unis pour une chanteuse, record auparavant détenu par Whitney Houston et la BO du Film Bodyguard.

Un triomphe absolu pour une artiste vraie et humaine qui nous soulève l’âme chaque fois qu’elle chante. Une petite lumière particulièrement brillante dans une époque passablement troublée et médiocre artistiquement parlant.

« POURQUOI J’AIME ADELE »

D’abord, à tout seigneur tout honneur, merci à Aurore qui un jour m’a fait découvrir Adele. Et pourtant c’était pas gagné. Il a failli qu’elle insiste la bougresse, qu’elle insiste et insiste encore. A force de me rabattre les oreilles avec sa maudite chanteuse, j’ai fini par céder, alors que franchement ce n’était pas ma tasse de thé habituelle. Merci donc Aurore pour cette belle découverte, car ce disque a été une vraie révélation pour moi. J’ai aimé ce disque à la première écoute et j’ai bien accroché…..mais cela suffisait-il pour faire de moi un fan? Non. Obsédé par la voix de la belle Adele, je suis allé pêcher sur Youtube, clips et autres vidéos live, et là … j’ai vraiment craqué …..et craqué, et craqué, et craqué un peu plus … et recraqué encore plus, jusqu’à m’acheter les disques, même les live, les inédits qui trainent ici ou là, le DVD du Royal Albert Hall, traquer les interviews, les bios diverses et tomber amoureux de cette artiste qui a tout d’une très très grande.

Depuis le début des années 2000, on a vu débarquer tout un tas de très grandes artistes pop : Britney Spears (oui on peut critiquer, c’est vrai qu’elle a une voix de chiotte, malgré tout, c’est une grande artiste, je persiste et signe), Pink et sa personalité unique et tellement attachante, Lady Gaga et ses frasques et provocs qui malheureusement prennent trop souvent le pas sur la musique, ou la sublime Christina Aguilera, l’une de mes chanteuses favorites de ces dix dernières années. Toutes ont un point en commun :

D’abord elles sont les dignes héritières de Madonna, à tout point de vue, même si je n’ai jamais trop aimé la Louise en question, mais surtout, elles ont joué (pour certaines tout misé) sur la provocation et sur leur sexualité. Pas de mal à ça, comprenons nous bien, et ces américaines, habituées au show total (elles savent chanter, danser, jouer la comédie, préparer une omelette aux champignon sur un pied etc…) savent que le public en veut pour son argent, pour ses oreilles, ses yeux et le reste aussi. Adele chante … et c’est tout … et ça suffit. 
Elle se pointe devant le micro, nous fait vibrer immédiatement et nous emmène dans son univers. Pas de ballets stupides et navrants, pas de danses débiles, la musique avant tout, le fond avant la forme (les formes j’ai pas osé), et c’est pour ça qu’on l’aime.

Simple … Belle …

Quand on l’entend parler pour la première fois, on est généralement choqué, d’abord par l’accent cockney à couper au couteau, mais surtout par sa vulgarité, et c’est vrai qu’elle aime jurer la miss. Il faut dire que c’est son sport favori, Adele sort trois gros mots par phrase, ce qui choque passablement son auditoire américain, habitué aux chanteuses préfabriquées et calibrées pour la télé américaine. C’est une anglaise comme les autres après tout, une anglaise moyenne, aimant la bibine, le foot et la déconne et c’est ça qui est drôle et qui rend le personnage totalement décalé, en contradiction complète avec l’ange soul et blues immaculé qui enchante les foules du monde entier.

Là où une américaine se serait inventé un personnage, super héroïne ou super salope, Adele ne s’est pas inventée, elle est Adele. Elle est vraie, pure, un bijou dans un monde musical trop souvent pervers et corrompu. Pas un hasard si tous les amateurs de musique qui possèdent deux oreilles et savent s’en servir l’ont accepté dans leur coeur et dans leur âme et lui ont fait un triomphe mille fois mérité. Seul hic au tableau, si l’on veut être honnête : musicalement y a rien de bien neuf. Juste de la musique noire réécrite par une blanche et ses copains, rien de neuf, les Stones, Led Zeppelin ou Jack White l’avaient déjà fait avant elle. Le plus important dans l’histoire reste qu’Adele réussit à me faire vibrer (pleurer aussi, mais faut pas le dire trop fort, je suis un mec à la fin quoi, merde !) à chaque fois et c’est pour ça que je l’aime. ….Et le fait qu’elle ait repris l’un de mes titres préférés des Raconteurs, franchement c’est la grande classe.

© Pascal Schlaefli

I wish nothing but the best for you.

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