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Album du Top 10 – Mai 2012 : Our version of Events (Emeli Sandé)


Lorsque la moitié de la planète groove du moment, du rappeur Chipmunk à Leona Lewis, en passant par Boyle ou Cher Lloyd, s’arrache ses talents d’écriture et de composition, que Coldplay l’associe à l’une des plus grandes tournées live actuelles, que David Guetta fête l’hexagone à ses côtés, on a quelques raisons de croire que le travail d’Emeli Sandé mérite qu’on y jette une oreille. C’est pourtant plus simplement lorsque sa voix soul envahit l’espace, que son piano virevolte avec vos pensées, que l’ensemble de Our version of events vous a saisi(e), secoué(e), emporté(e), et rendu(e), après 14 titres, à votre enveloppe charnelle, que vous commencez seulement à saisir que vous avez devant vous l’héritière de la soul que Christina Aguilera a tenté de porter aux nues, bien au-dessus de la fange R’n’B du nouveau millénaire. Cette version-là de l’histoire valait bien un Top 10 …

Et la comparaison n’est pas gratuite, car chez Zikworld, nous considérons que l’ateure du magnifique Back to Basics ne se contente pas de sortir des tubes. Avec le dit album, elle a su régénérer la soul, au-delà de l’esprit roots qui animait le genre à sa naissance, au-dessus du lot et bien plus durablement que le reste des productions estampillées R’n’B qui n’ont plus rien de bluesy, en tissant autour de sa voix tonitruante, au vibrato passionné, une aura trans-genre qui force le respect. Et Emeli Sandé, lorsqu’elle ouvre son premier véritable opus par un « Heaven » très clubbé, ultra efficace et cuivré, nous réserve le même cheminement.

Orchestrale (« Clown », « Mountains »), la musique de la jeune Britannique aux origines en partie africaines, sait se frayer un chemin entre tubes planétaires R’n’B (« Daddy ») et soul intimiste, à peine grattée (« Breaking the law »), effleurée (« Suitcase »), au beau milieu de standards actuels (« Where I sleep »). Avant toute chose, parce qu’il y a de la rigueur dans la composition, qui jamais ne cède à la facilité sonore ou rythmique (« Next to me »), mais cherche, à chaque refrain, la perfection sensorielle (« Hope »), convoquant dans un grand moment de chaleur vocale (« River »), l’énergie ici non provocatrice d’une Tina Turner (« My kind of love ») et l’excellence de Whitney Houston (« Read all about it »). Difficile de faire ainsi référence. Et pourtant.

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