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Album du Top 10 – Mai 2012 : Sweet Sour (Band of Skulls)


Photo : Le-Hiboo

S’il y a un qualificatif qui leur sied à merveille, c’est simplement rock, et dans la pénurie actuelle d’efficacité en la matière, les Band of Skulls (ex-Fleeing New-York) peuvent être fiers de livrer leur second album, Sweet Sour, et ses onze titres de haute teneur, qui se glissent avec aisance dans notre top 10 du mois de mai, histoire de nous prouver que l’avenir du rock’n’roll made in Europe ne se fera pas sans eux, loin s’en faut.

Le style sur scène ne permet point de s’y méprendre : cheveux drus, cuir et tee-shirt bariolé, ça sent la sueur et le rock ; on pense très vite à des bouilles bien connues du métier : Cobain, Novoselic, Grohl … et si Band of Skulls évolue dans un genre en effet moins punk, quoique (« The devil takes care of his own »), son rock n’en est pas moins débridé (« Lies »), mené de main de maître avec une efficacité rythmique incroyable (« Wanderluster »).

D’ailleurs, à part une incartade acoustique (« Hometowns »), une échappée électro (« Close to nowhere »), et une ballade (« Lay my head down ») qui donnent à l’auditeur quelque répis bien mérité, ça et là, le long de cette pérégrination dans l’héritage des Sonic Youth, la tension ne retombe pas vraiment : « You’re not preety but you got it goin’on » n’est par ailleurs pas sans rappeler l’humour d’un Vince Neil en solo sur son « You’re invited (but your friend can’t come) » ! C’est ça l’esprit rock’n’roll, non ?

En ce sens, « Sweet Sour » pose, dès l’ouverture, les règles du jeu des jeunes Anglais, qui, même lorsqu’ils s’aventurent en pleine scène pop, désignent la performance (dans tous les sens du terme) guider leurs compositions (« Such a fool », « Navigate » ou « Bruises »). C’est cette valeur qui permet au groupe de passser haut la main l’exercice obligatoire du second opus, et de se projeter déjà dans un avenir plus serein. Gageons que le public estival aura plaisir à découvrir Band of Skulls et son énergie communicative, en chair et en os bien sûr. Quand à Sweet Sour, il s’impose d’ores et déjà comme un must-have des années 10, et les amateurs savent que c’est plutôt rare dans la période.

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