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Album du Top 10 – Mai 2012 : Parallax (Atlas Sound)


Photo : Mick Rock

Bradford Cox était parvenu à capter de nouveau l’attention du public avec son second effort, Logos, en 2009, en marge de son groupe Deerhunter. Son écriture automatique, dans le courant du Stream of Consciousness, qui marqua au début du XXème siècle l’Angleterre et une partie des Etats-Unis, pendant que l’Europe voyait le courant surréaliste s’imposer, réside dans le  fait de laisser un état de conscience relative (transe ?) guider l’écriture sans que la volonté ne la guide. On connaît les « cadavre exquis » qui ont pu sortir de telles expériences ; on sait maintenant ce que cela peut donner en musique. De plus, Bradford Cox utilise pour sa musique des travaux d’enfance, réalisés sur un vieux enregistreur à cassette, de la marque … Atlas Sound, d’où le nom de ce projet en solitaire. Or, le Parallax nouveau, au-delà de l’exploration musicale et textuelle, se révèle comme l’un des meilleurs albums de rock, tendance pop électro, de ces dernières années.

Rock (« Mona Lisa », « Angel is broken »), sa carrière avec Deerhunter l’a toujours amené à l’être : « The shakes » ouvre ainsi l’opus, réconciliant Thom Yorke (« Terra incognita ») avec la pop efficace de Snow Patrol. Et c’est dans cet espace ouvert, que Bradford délivre ses joyaux, inclassables comme toujours, folky (« Praying Man »), feutrés d’instrumentations électroniques (« Parallax », « Modern aquatic nightsongs »), bourrés d’orchestrations magistrales (« Quark part I & II »), qui l’inscrivent dans lalignée, au masculin, du travail de Björk : voix etranglée qui soudain explose dans l’espace (« Te Amo »), aux colorations U2 (« Amplifiers »), électro épaisse (« Doldrums », « Flagstaff »), soudain posée sur la scène rock des années 50 (« Lightworks »).

Il est bien difficile de prédire à quoi chaque nouvelle galette de Bradford Cox va bien pouvoir ressembler. Parce qu’on retrouve, comme dans un foyer intime, suffisamment d’assurance rock, de complicité pop et assez d’innovation electro, pour que chaque jour se suive mais ne se ressemble pas, comme ici chaque titre, tout en conservant une cohérence magique, « inconsciente » ? Une évidence, en somme. Certains cherchent cela toute une vie, quand il semble qu’il s’agisse de la matière première d’Atlas Sound. De quoi faire de Bradford Cox, au-delà de l’homme sous influence, une influence majeure pour de nombreux artistes, qui commencent à s’arracher sa collaboration. A suivre !

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