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Carved in Stone (Prong)


L’homme a toujours su se faire entendre, des Primitive Origins au nouveau millénaire, allant de déboires de line-up en albums efficaces ; et Tommy Victor a ainsi fait de Prong, pendant plus de 25 ans, l’un de ces groupes fondateurs gardiens d’un son heavy-metal, tandis que le terme galvaudé, était tiré côté mélodique par la tendance helloweenienne des années 80 : plus urbain, brutal (on dira hardcore ou punk à ce moment-là), dans la lignée thrash d’un Pantera, dont il ouvrit la tournée Far Beyond Driven, Prong incarne la force de l’ombre ; nombre de ses membres ont intégré des pointures telles que Godflesh, ou en sont issus (Shelter, Static X dernièrement) et l’on dit que Trent Reznor (NIN) cite le son de Prong comme l’une de ses influences de composition. Manière de dire que 26 ans plus tard, avec un son moins primitif que lourdement efficace, la bande revient en trio poser la pierre (qui n’a rien de tombale) de son Carved in Stone.

Tommy n’a rien perdu de sa verve verbale, et force est de constater que les rythmiques sont tout bonnement parfaites : véritables lames de fond qui font du bien aux écoutilles rouillées, les morceaux aux refrains accrocheurs (« State of Rebellion ») s’inscrivent dans la lignée du son de Prong lui-même, assurant un continuum qui ne s’essouffle cependant pas (« Ammunition »), mais aussi de formations plus mélodiques (« Put myself to sleep »), telles qu’Antidote le méconnu, ou Anthrax période Sound of White Noise, pour le côté noisy justement (« Revenge best served cold »).

La double grosse caisse, qui, dès les années 90, inscrivit Prong dans cette frange stylistique entre le thrash lourd (ici représenté par le titre – éponyme « Carved in Stone ») et un métal mélodique incarné par le death-metal non caricatural (« Path of least resistance »), reste l’une des lignes de force des compositions de ce nouvel opus, et permet aux lignes de basse de Tony Campos de s’élancer dans l’espace sonore comme autant d’ogives bétonnées, où viennent résonner (« Subtract ») les soli rageurs du chanteur – guitariste de toujours. 11 titres, comme autant de bonnes raisons pour Prong de se rappeler à nous et pour nous de nous faire plaisir avec ce son intemporel, ces compositions talentueuses même si peu novatrices. On a parfois besoin d’assurer simplement ses fondements. Voilà qui est fait et bien fait.

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