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Electro Choc : Mai 2012


L’actualité aidant, Zikworld a décidé d’offrir à l’électro, jusqu’ici un peu délaissée par manque de reliefs à se mettre sous la dent, son domaine au sein de nos pages :

Electro Choc sera celui-là, qui tutoie les jeunes artistes tout autant qu’il rend hommage aux maîtres du genre.

Et pour cette première, rien moins que le meilleur de l’électro 2012, avec, pour commmencer cette chronique …

… l’étonnant Visions de Grimes, alias Claire Boucher, jeune nana de 23 balais tout droit venue de Vancouver, pour livrer, avec des titres comme « Oblivion » de purs moments de synth-pop à l’apparence déprimée (« Symphonia IX (my wait is u) » ou encore ce « Eight » qui augure le post de Björk, côté techno-logique), voire déstructurée de complexité (« Infinite … » qui ouvre cet album).

Faite de circonvolutions Jarriennes (« Genesis » n’est pas sans rappeler par ailleurs le travail de Massive Attack), la pop électro de cette touche-à-tout, atteint son but : on entre dans un voyage sensoriel unique (« Vowels » va accompagner vos nuits, dans le temps comme dans l’espace, ainsi que ce « Colour of Moonlight » intemporel), où sa voix se joue des rythmes (« Visiting statue ») pour se faire l’instrument essentiel d’une électrification intensément épurée (« Skin »), aérienne (« Be a body ») et rythmée (« Nightmusic »). Vous savez maintenant la marche à suivre pour un bon moment planant, le temps d’un plaisir pop synthétique sincère, finement sculpté dans la matière de rêves.

Dans un genre finalement assez proche, même si elle semble se concentrer plutôt sur une polyphonie chromatique (« Marienbad »), qui fait jaillir toute la saveur de ses compositions, Julia Holter visite, avec Ekstasis, l’électro de manière décomplexée (« Goddess Eyes II ») : là encore la synth-pop (« Für Felix »), s’échappant parfois dans un univers qui rappelle celui de Stina Nordenstam (« In the same room »), reste profondément électronique (« Goddess Eyes I »), désincarnée (« Boy in the Moon »), multiinstrumentiste (« Moni mon Amie »), flirtant dans l’onirisme le plus pur avec l’orient que le jazz est parvenu à mêler depuis longtemps à la musique occidentale (« Four gardens » ou encore « This is Ekstasis »). La jeune californienne, que bien des pupitres avaient attachée à fond de cale, préférant ne voir dans son talent qu’une esbrouffe ou un buzz, prouve avec Ekstasis un véritable savoir-faire de composition, qui détrône bien des numéros uns aux allures aguicheuses. Une vraie belle découverte dans le genre.

Une réflexion sur “Electro Choc : Mai 2012

  1. Pingback: Valider la démarche un 29 mai 2012 « ZIKWORLD

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