Album promotion/Culture musicale/La Matinale ZW/News / Brèves/Promotion

Se souvenir un 8 mai 2012


Le 8 mai a cela d’intéressant qu’il rouvre le débat des dates anniversaires liées, quand elles ne le sont pas aux religions, aux guerres qui ont marqué notre Histoire, les deux étant parfois (souvent ?) associées. Et si 1945 a encore ses souvenirs, ses témoins vivants, à la différence de la guerre des Poilus, il n’en reste pas moins que beaucoup semblent, parmi les générations nouvelles, avoir oublié ce que l’on fête. Il n’y a qu’à voir certains échanges du débat présidentiel, pour imaginer le fait que certains ne manqueraient pas d’idée pour proposer de futurs jours fériés, au regard de l’animosité quand ce n’est pas de la haine de l’autre qui sous-tendent certains propos.

Le souci, c’est qu’à bien compter, si toutes les religions du monde demandaient leurs jours fériés, il n’y aurait plus de place pour les 35 heures, et que si la République laïque se décidait à ne plus faire fonctionner les repos exceptionnels sur les croyances, il faudrait bien qu’elle propose un autre moyen de calcul. Les dimanches ont été offerts aux ouvertures de magasins, puisque les jeux de boules et les ballades en famille ne font plus recettes, à la différence de la dernière collection de printemps qu’on ne peut pas s’acheter mais qu’on va s’acheter quand même, dimanche, parce que ça donnera envie au petit de faire de même avec ses enfants ; Les traditions doivent bien perdurer et les valeurs êtres transmises : pas étonnant qu’une société de consommation fasse de même. Logique. Incontournable. L’avantage, c’est que ça donne du boulot aux étudiants, compte tenu qu’ils sont de moins en moins nombreux à réussir, autant qu’ils apprennent à travailler. Comme ça ils auront bien leurs 52 annuités à la retraite … et l’on pourrait continuer ainsi longtemps à trouver des implications à de simples choix d’une société qui célèbre des symboles qu’elle met à mal par ailleurs, parce qu’il fait bon ménager la chèvre et le chou. Ces jeunes qui sont morts pour notre Liberté il y a déjà si longtemps, ont assumé une responsabilité qu’ils n’avaient pas demandée, et semblaient rêver d’autre chose que du dernier sac à main tendance.

Alors souvenons-nous, simplement, de tisser des liens, de relier des actes, de partager et d’assumer des choix : par respect pour ceux qui nous ont donné cette Liberté, souvenons-nous en ce 8 mai, et espérons que l’Histoire nous donnera de moins en moins l’occasion de ces commémorations, que nous saurons inscrire dans l’acte quotidien, la parole et l’engagement journaliers les valeurs et le respect de l’Autre qui nous interdiront de glisser vers de telles horreurs historiques. Il n’y a rien de rêveur dans notre propos, juste le rappel que nous sommes toutes et tous responsables sur cette planète de nos choix de société et qu’il n’y a pas de petites phrases, d’actes isolés qui ne soient symboliques d’un mal plus profond. Les jours de commémorations en céderont-ils pour autant leur place à des rassemblements de partage, comme la fête de la musique a tenté d’en être un, il y a de nombreuses années, et avant que la Saint Valentin ne devienne fête nationale ? Peut-être justement cette génération montante pourrait réécouter, puisque tel est notre rôle que de le lui rappeler, un « One » de Metallica qui en disait déjà long, même si comprendre ne nous a pas non plus empêcher de vivre, de s’amuser, d’aimer, bien au contraire. Nous avons juste eu la chance de vivre. Libres. Une liberté héritée :

Commentez !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s