Culture musicale/Genres/News / Brèves/Promotion/Sans catégorie/Votes

Résultats sondage : semaine #17


A la question de savoir, lorsque vous pensez au son « rock », à qui est-ce que vous pensez, vous avez répondu …

majoritairement (38 %) à LED ZEPPELIN : maintes fois désigné comme la référence du genre toutes générations confondues, le groupe incarne en effet la rencontre entre force et conviction, entre niveau technique et sensibilité, bien plus que le King, dont la provocation, rapidement tournée vers l’absence de réflexion, n’excite pas les jeunes chevelus des années 70, en quête d’idéaux, pas plus que les désabusés des années 80 ou les explosifs des 90’s. « Whole lotta love »  ou « Stairway to Heaven » sont en cela devenues des icônes du rock …

Les jeux sont bien plus serrés derrière, avec U2 (13%) , élu plus grand groupe de rock au monde de nombreuses fois : il n’y a qu’à évoquer des albums comme War, The Joshua Tree, le décrié Zooropa pour comprendre que la bande à Bono a escorté plusieurs générations dans ses affres, ses rêves, donnant une véritable bande son aux trente dernières années !

Une égalité bien méritée sur la trosième place du podium (12,5 %), puisqu’elle désigne de la meilleure manière la rencontre intergénérationnelle, pourtant au sein du même son purement « rock », avec d’un côté l’une des figures de la modernité rock, David Bowie, qui joua si bien ce rôle de charnière entre années 70 et 80 ; faut-il rappeler la posture « rock », influencée par le punk, les compositions géniales, la voix inédite, qui convoquait derrière lui le King et tous les crooners, mais sur le terrain miné de l’exhubérance version électrique (on est en plein boum du hard-rock).

De l’autre les incontournables Queens Of The Stone Age (QOTSA), qui, derrière Kyuss, donnèrent leurs lettres de noblesse aux sonorités Stoner-rock ; le son est suffisamment représentatif de la rencontre entre compositions efficaces de Led Zeppelin et ton rageur très 90’s (on pense à Alice in Chains, à Faith No More, aux Screeming Trees ou aux Melvins qui ont ouvert cette voie) …

Enfin, last but not least comme on dit, une nouvelle égalité à la quatrième place (12 %) entre Jeff Buckley, l’icône du chanteur rock stoppé dans sa verve et/ou ses ambitions (de Morrison à Cobain, le rock en a connu tellement !), auteur de peu d’albums mais d’une intensité rare, à laquelle une génération entière a rendu grâce, si souvent, comme il avait lui même fait chapeau bas devant les maîtres du genre, ce qui fut une preuve d’humilité qui a fortement participé à sa reconnaissance.

Et pour lui tenir la main, Noir Désir, qui nous rappelle le poids de l’électorat Français dans nos pages ; des auditeurs / lecteurs qui n’ont nullement oublié le rôle majeur du groupe bordelais, dans les années 80 puis 90, tandis qu’il porte toute la rage et l’animosité d’une jeunesse en quête de repères ; et rien de ce qui a pu arriver depuis ne saurait effacer, musicalement, ce travail remarquable.

Voilà donc une excellente représentation du son rock, même s’il y aura toujours des oubliés (les progressifs Genesis première génération, les fous-volants du jazz-rock, les métalleux ouverts d’esprit, les électro, les punky, …) ; preuve est bien là, s’il en est besoin, que la musique ne saurait être cloisonnée, qu’il y a bien, avant toute chose, un ressenti humain, une projection au quotidien de ses élans, sa teneur, son ossature, sur notre propre condition et réciproquement. Est ce qu’on appelle le rock conditionné mais sans condition !?

Commentez !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s