La Matinale ZW/News / Brèves

Le fait du prince du 23 avril 2012


Faut-il remercier Big Brother d’avoir inventé la surveillance, nos amis grands bretons leur CCTV, tous ces moyens de captation d’images qui raviront les amateurs autant qu’ils ravissent un peu de nous-mêmes, si on s’en réfère aux anciennes croyances indiennes ? Toujours est-il que le flicage des parcours et des liens permet sous WordPress de connaître les mots-clés qui vous ont amenés à lire ZIKWORLD.

Et c’est précisément le résultat, nous concernant, que je souhaitais vous livrer : chaque jour, au moins deux ou trois personnes, dans le monde, tapent sur leur clavier les noms, au combien magiques, de « Lauryn Hill » ou « The Fugees« . Ce qui est étonnant, c’est bien cette persistance de quelque chose, au-delà de l’actualité, du people, du buzz, bien évidemment car ces musiciens ont de longtemps quitté le devant de la scène, musicale en tous cas.

Quant est-il donc de ce un manque culturel à gagner, de cette brèche fondamentale ouverte dans l’univers hip-hop, dans la soul, par ce regard, cette posture, unique à sa manière ? Je pense à ces ghosts, ces traces d’existences qui baladent dans l’univers, en dépit du fait que nous ne les regardions plus ; je pense qu’aucun institut de sondage ne peut estimer ainsi la persistance de la vie, du vouloir : que malgré les débats creux pour ne dire l’absence de réel débat, les valeurs, au sens originel du terme, persistent toujours quelque part, en attendant d’être tout simplement (ré)incarnées. C’est en ce sens que les termes sont importants, que les mots prennent tout leur sens. Donner vie à ses idées, les faire s’incarner dans le quotidien, revêt alors toute son importance.

Chaque jour est ainsi l’espace d’une naissance au monde, aux autres, ne serait-ce qu’à une personne ; dire bonjour est alors aussi important que choisir un prénom : la promesse d’un échange possible, d’un espace ouvert pour la création, la constitution d’un partage. Un prénom, qui incarne alors toutes ces valeurs, ces volontés, ces vouloirs, ces rêves, ces espoirs, comme le regard porté ensemble dans la même direction du poète aviateur dont beaucoup ont oublié là encore l’écho à travers le temps … Chacun de nos petits princes, chacune de nos princesses est alors de nouveau l’une des clés d’entrée d’un royaume où l’on n’ôte pas, dans un délire sécuritaire, les épines des roses : reste à ce que chacun de nous prenne le temps chaque jour d’allumer un réverbère, d’éteindre une illusion. Voilà le véritable fait du prince. Et vous, vous allez faire briller quel regard aujourd’hui ?

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