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Real Jam : Rocket Juice & The Moon


Déjà rassemblés sur scène, notamment en clôture de la Fiesta des Suds (Marseille – Docks des suds) en cette année 2012, cette bande de joyeux lurons est composée, Damon Albarn en tête (Blur, Gorillaz), de Flea à la basse (Red Hot Chili Peppers), de Tony Allen à la batterie et d’Erykah Badu au chant (mais on entendra, en appui Fatoumata Diawara, déjà présente au WOMAD Festival (NDLR : porté par Peter Gabriel), M.anifest, et Cheick Tidiane Seck). Par ailleurs, Albarn convoque, pour confondre l’album de ce « super group » avec les grandes expériences sonores dites « Big Band », The Hypnotic Brass Ensemble, un orchestre de Chicago, présent sur le dernier-né Plastic Beach de Gorillaz, qui a par ailleurs accompagné Blur en tournée précédemment.

Bourré d’électro, on s’en serait douté (« 1-2-3-4-5-6″, ‘Night Watch »), cet opus, qui fait suite au délire The Good The Bad And The Queen déjà lancé par le prolifique touche-à-tout, Damon Albarn, en appelle au funk (« Rotary Connection »), jazzy (chop up ») de l’Afrique noire des 70’s (« Hey, shooter », « There »), puise aux racines hipnotiques d’un Hip-hop (« DAM(N) »), ethnique (« Benko »), aux couleurs orientales (« Extinguished »), pour inscrire son propos dans la lignée sonore des Fugees (« Lolo », « The unfadable »).

Initialement prévu instrumental, et joué live, il n’est pas étonnant que cet opus éponyme porte en lui efficacité et énergie, deux valeurs qui font que l’auditeur ondule entre expérimentations pures et décomplexées (« Forward Sweep ») et soul inspirée (« Follow-fashion »), sans pour autant oublier de croiser ces terrains issus de l’électro-beat que Gorillaz maîtrise à merveille (« Poison »). Rocket Juice & The Moon surprend en cela moins que ce que Gorillaz avait su le faire par rapport à Blur, mais Damon Albarn y fait montre de beaucoup d’ouverture, conciliant, le temps d’un super-boeuf plusieurs continents, des décennies sonores, des styles musicaux très différents … Tony Allen tient d’une main de maître un phrasé rythmique (« Fatherless »), où viennent éclater, comme des électrons, les parures sonores de ses comparses (« Check out », « Worries »), sur son véritable mur du son.

Un bien bel espace de rêve, de voyage, de laisser-aller rythmique, ethnique et culturel : qui vous parle de « lâcher prise » ?

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