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Album du Top 10 – Avril 2012 : Flying colors (Flying Colors)


Il n’aura pas mis longtemps le sieur Portnoy*, échappé de Dream Theater, pour se trouver de nouveaux comparses et sortir une galette éponyme, Flying Colors, aux forts accents rock’n’roll, qui sent bon le progressif à outrance, et ramène les fans de longue date aux élucubrations du même genre dont la plus proche, musicalement, reste Platypus et son When Pus comes to shove, sorti en 1998 … et plus près de nous encore, la sublime expérience Transatlantic, à laquelle certains des membres ici-bas ne sont pas étrangers.

Ce Flying Colors, super-groupe s’il en est, à moins qu’il ne nous prouve rapidement sa pérennité et son identité, l’une et l’autre étant indubitablement liées, rassemble Mike Portnoy (batteur, ex-Dream Theater et tout un tas de participations toutes plus remarquées les unes que les autres), Dave LaRue (bassiste notamment pour Steve Vaï et Satriani), Neal Morse (ancien claviers de Spock’s Beard, dont nous avions notamment apprécié le Sola Scriptura), Casey McPherson (chanteur de Alpha Rev, dans une tendance plus pop – rock) et Steve Morse (l’inénarrable guitariste de Deep Purple). Certains de ces musiciens ont déjà bien souvent joué ensemble, ce qui ne fait que rendre cette expérience plus intéressante.

Alors me direz-vous, comment une telle palanquée d’artistes parvient-elle à s’entendre pour nous livrer quelque chose … Simplement en laissant chacun faire ce pour quoi il est bon, voire très bon : Neal Morse transporte, Steve Morse déchire, Portnoy tabasse et LaRue sappe le moral des derniers vivants. McPherson, glissant sur la houlette d’un Michael Brauer (ColdPlay, Sade) acquis à la cause pop-rock, en profite pour emmener vers un public pas uniquement adepte de prog ou de metal, cette aventure somme toute encore très technique.

Pourtant, qu’il se fasse tour à tour progressif (« The Storm », « Everything changes » ou encore « Blue ocean », qui est une merveille du genre) façon Marillion et Genesis, simplement rock débridé (on pense inévitablement à ELP), comme si Led Zeppelin avait rencontré Ted Nuggent (« Shoulda Coulda, Woulda » et son refrain génial et l’emporté « All Falls Down » où Portnoy renoue avec l’héritage Dream Theater), pop (« Kayla », « Better than walking away »), bourré de groove funky (« Infinite fire » ou « Forever in a daze » et ses accents RHCP), théâtral à la Mercury (« Love is What I’m waiting for », « Fool in my heart »), ce Flying Colors ne déçoit jamais et ne pêche pas non plus par excès de confiance. Bien sûr, on espère ardemment qu’à l’avenir, une unité, une personnalité plus forte se dessinent autour de ce nom, qui éviteront la redite, l’apauvrissement et l’épuisement technique que ce premier volet est parvenu à laisser de côté. Un vrai grand paysahe de musique, tour à tour aérien ou franchement tellurique, relié par un auditeur qui ne peut qu’être traversé par une telle foudre mélodique.

* « Drummer of the Year Award » et « Metal Drummer Award » attribué en 2011 par DRUM magazine

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