Album promotion/Culture musicale/MuseZic/Promotion

MuseZic : Peace sells but who’s buying (Megadeth)


 » D’abord le bruit sourd, puis des rafales d’images, assénées comme autant de skeuds directement au fond des yeux. On prétend la justice, on se gorge de justifications. c’est ainsi, sans fin, chaque matin, chaque minute, au point que les affrontements se passent à l’intérieur aussi, en résonnance dans la caverne de la tête, de la mémoire encore aujourd’hui.

Et puis le vent tourna, et puis l’humeur changea : l’heure des bilans avait sonné, là-bas et le calme fut temporairement retrouvé, de l’autre côté. Pour nous qui étions médiatiquement au milieu de cette barbarie de 1991, la sortie du Peace sells but who’s buying de Megadeth ne fut pas une simple formalité musicale : l’ère clinton, qui connue le souffre des manchettes plus que celui des canons, venait de sonner le glas de l’errance Bush Ier du nom. Aujourd’hui encore, tant la rigueur économique que les scandales de politique étrangère reprennent vie, à chaque écoute d’un « Black Friday », d’un « peace sells ». Jamais Megadeth n’avait atteint à ce point le summum du thrash mélodique : puissant comme une claque, au lyrisme noir, à l’imagerie caustique. De ces tranches de vie qui définissent ce qu’on appela bien plus tard le devoir de mémoire. « 

Jeff GARNIER

Commentez !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s