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Album du Top 10 – Mars 2012 : I thought I was an Alien (Soko)


Stéphanie Sokolinski, la petite française d’origine polonaise, devenue un nom reconnu du cinéma suite à son César du meilleur espoir féminin 2010 dans A l’Origine, de Xavier Giannoli (avec notamment Gérard Depardieu et François Cluzet), est depuis sa reconnaissance des réseaux sociaux (Myspace) et de la planète DJing, en 2007, une voix extraterrestre du monde de l’électro, qui se permet, non sans plaisir, de délivrer une nouvelle pépite spatiale, aux allures de comptines électro hors du temps, intitulée fort justement I thought I was an Alien. Détour par la planète Soko

Fritz Michaud (From A Basement On The Hill d’Elliott Smith, notamment) accompagne Soko dans cette (première véritable) aventure musicale : dès l’introductif « I just want to make it new with you », la jeune Française, exilée un temps aux States, dessine les contours de la démarche : personnelle, introspective, narrative (« Treat your woman right ») ; ainsi « I thought I was an Alien » nous guide sur les pas dématérialisés du duo Cocorosie (« Don’t you Touch me » en est un très bel exemple également), tandis que « People always look better in the sun » s’inscrit dans un épurement guitare / voix, qui cède toute sa place aux qualités de conteuse de l’artiste.

Les orchestrations peuvent être (pour) léchées (« We might be dead by tomorrow », qui évoque la disparition des proches, ou « For Marlon », à fleur de peau), ou céder la place à une approche plus folk, refrain à l’appui (« No more home, no more love », « Happy hippie birthday »), et plus lumineuse (« First love Never die », « How are you »). Soko ondule, dans cette première rencontre, entre blessure et dépassement (« Destruction of the disguisting  ugly hate »), pour atteindre la paix intérieure (« I’ve been alone too long »).

Soko nous avait prévenus, force est de constater qu’elle n’avait pas menti :

« You will discover me through my songs
learn my heartbreaks and fears and depression
hear all the cracks and the lack of talent
and i hope that you don’t hate me by then « 

Qu’elle soit parfaitement rassurée : un tel Alien ne nous fait pas peur, bien au contraire, il nous invite à faire un petit tour du propriétaire, dans une galaxie aux contours relativement  bien maîtrisés, qui n’aura pour défi que de transfigurer la démarche narrative pour laisser exploser un peu plus la musique, au détriment du phrasé. Gageons que Soko saura ravir nos sens en ce sens, ainsi que la faussement enfantine « You have a power on me » le suggère, pour clore ce premier essai. Celle qui se croyait étrange ne l’est pas tant que ça et ces petites peintures du quotidien et des rapports humains sont un beau gage d’universalité.

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