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Album du Top 10 – Mars 2012 : Radio Music Society (Esperanza Spalding)


On la connaissait pour son travail, en formation, avec notamment Stanley Clark, on l’appréciait pour son précédent Chamber Music Society, la voici qui nous revient solo, pour nous conter sa Radio music Society, en 12 compositions saisissantes de rythmes, lumineuses de mélodies : Esperanza Spalding, contrebassiste (et bassiste de fait) et chanteuse hors pair de jazz entre sans complexe dans le Top 10 mensuel de Zikworld, rayon incontournable.

Entre jazz suave (« Land of the Free », « Vague suspicions »), d’influence bluesy (« Cinnamon Tree »), soul (« Black Gold ») , ou funk version big band (« Crowned & kissed »), Esperanza parvient à frayer un chemin illuminé, tant par sa puissance vocale (« Let her ») que par son sens de la composition groove ; sa reprise de Mickael Jackson, à mille lieues de l’original « I can’t help it » est une merveille qui réconcilie pop et jazz d’une main, tandis que l’Américaine tient de l’autre l’héritage des grandes formations jazz et des compositeurs hors pair, comme Wayne Shorter, dont elle reprend le « Endangered Species« .

Radio Music Society [+Digital Booklet]On croise parfois l’esprit d’un Meshell N’degeocello, tant Esperanza Spalding a su, ici et comme toujours, s’entourer de musiciens de haut vol (Gretchen Parlato, Becca Stevens, Lionel Loueke, Jeff Lee Johnson) : Jack DeJohnette  (faut-il le rappeler, batteur pour John Coltrane, Herbie Hancock et surtout Miles Davis) est quant à lui tout bonnement génial derrière les fûts, donnant à l’ensemble de cet album une dimension percutante de fluidité et de complexité mêlées (« Smile like that »).

Pour introduire ce propos, et un album ainsi intitulé, le « Radio Song » prend tout son sens : d’univers street jazz (David Sanchez ne renierait pas ce travail), parfaitement matiné de soul (on pense à Corinne Bailey Rae), ce titre est ce qui se fait de mieux dans le mélange des genres, des ambiances, des influences, et nous est tendu en guise de fil d’Ariane dans le dédale des nombreux savoir-faire de la demoiselle.

Esperanza pose sans doute avec ce Radio Music Society la pierre angulaire de sa carrière.

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