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Album du Top 10 – Février 2012 : Future This (The big Pink)


Dans le paysage sonore électro, nombreux sont les bidouilleurs qui lorgnent vers une pop-rock efficace, machine à tubes entêtants, mais peu sont ceux qui parviennent tant à une cohérence sonore qu’à une réelle identité de composition : The big Pink, duo londonnien de touches-à-tout, avaient relevé le défi de l’identité avec leur Brief history of Love, qui avait d’ailleurs été primé en 2009 (Philip Hall Radar Award). Leur nouveau méfait, Future This, est la preuve d’un réel engagement dans une musique exigeante, loin des standards déshumanisés, qui n’en mérite que plus tout notre intérêt et laisse primer la composition, au détriment des attentes shoegaze d’un public en manque d’effets de presse.

« Hit the Ground (Superman) » a d’ores et déjà fait le tour de la planète, non sans raison : le nouvel album de The Big Pink regorge de pépites finement composées : à la pop légère (« The Palace », l’éponyme « Future This ») portée par la voix aérienne de « Robbie » Furze, les orchestrations cordes, claviers et guitares apportent, sans fioritures, l’aliment rock (« Give it up ») nécessaire à inscrire la musique de The big Pink dans l’héritage de groupes tels que The Jesus and Mary Chain (« 1313 »), évitant, du même coup, l’erreur d’un premier opus qui manquait de lisibilité sonore, perdu dans les limbes d’un étiquetage shoegazy d’apparat.

Ici, point de dites et redites, chaque titre révélant rapidement sa propre structure organique, tantôt rythmique (« Jump music »), tantôt émotionnelle (« Rubbernecking »), qui renoue plutôt avec l’efficacité électro des années 80 (« Lose your mind » est un sample d’un titre de Siouxie and the Banshees, ou encore « 77 »dans la pure tradition shoe-gaze, avec effets d’annonces d’aéroport).

A l’instar du « Stay gold » qui ouvre cet opus, The big Pink a opté pour une voie pop qui l’éloigne de ses élucubrations technico-sensorielles, qui lui avaient valu tout autant d’admirateurs sans doute contextuels que de détracteurs, à raison. Si nous avions fait partie des soutiens à leur premier opus, qui révélait, sous le fard maladroit de ses bidouillages, de sa saturation émo-pop, un réel talent de composition et un penchant non négligeable pour des ambiances assez sombres et romantiques (au sens originel du terme), nous sommes définitivement convaincus, avec ce nouvel album, que le future de The big Pink et avec eux de cette pop électro très Anglaise, s’écrit dans l’espace ouvert par de telles compositions, sur le fil du rasoir, entre tube planétaire et vide sidéral. Et Future This verse du bon côté.

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