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Album du Top 10 – Février 2012 : Making mirrors (Gotye)


 

L’Australie a toujours su exporter de grands groupes : AC/DC, Midnight Oil, INXS, souvent à la croisée des continents et des influences, à l’image de cette terre lointaine devenue, à l’instar de Sydney, le carrefour incontournable de bien des populations et de bien des éclectismes : Gotye n’échappe en rien à cette destinée, mais c’est en solo qu’il met ses pas dans la longue lignée des découvreurs sonores (ce qui ne l’empêche pas d’appartenir à des formations et de tourner avec elles). Avec Making Mirrors, il brise tout à la fois les attendus musicaux et intègre son art subtil de composition et de chant à un paysage dont il reflète à coup sûr les reliefs, tantôt grouillant d’instruments, tantôt propulsé en espace ouvert (« Making Mirrors »), à la manière d’un Genesis période Foxtrot très inspiré.

« Smoke and mirrors », rock progressif 70’s, où les orchestrations fines répondent aux tambours, ou « I feel better », sorte de pop Genesienne cuivrée, inscrivent Gotye dans un héritage Anglais, que les précités ont largement contribué à établir ; pourtant, façon Peter Gabriel (« Easy way out »), Gotye flirte avec l’intégration des sons du monde (« Bronte »), emprunte aux années 80 (« Giving me a chance ») et 90 le meilleur de l’électro répétitive (« In your light », « State of the Art »), mêlant l’ensemble à une pop plus évidente (« Eyes wide open » nous attire inévitablement chez A-ha ou Tears for Fears), comme son single « Somebody that I used to know » (numéro 1 des charts dans de nombreux pays), qui doit semble-t-il son aura à la construction épurée du morceau à laquelle s’allie l’explosion aérienne du refrain porté par la voix rare de Gotye : terriblement efficace, de ces tubes qui vous hantent l’esprit longtemps après s’être tus (c’est qu’ils ne l’ont pas fait, d’ailleurs).

Un album très marqué par le rythme (Gotye est initialement batteur, faut-il le rappeler), par le jeu de construction d’influences très variées, à la manière de ces miroirs assemblés, comme autant de facettes d’une personnalité complexe, talentueuse, celle d’un artiste fier de ses racines plus musicales que territoriales, qui nous tend, en plein désert électro actuel, tandis que Radiohead se remixe, que Björk se dématérialise, une outre un rien sucrée qu’il fait bon porter à ses lèvres. Les petits plaisirs simples de la vie …

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