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Album du Top 10 – Janvier 2012 : Undun (The Roots)


Quand on a écumé, vu défiler et surtout participé à écrire près d’un quart de siècle de musique, on n’a plus pour défi de prouver quoi que ce soit ; c’est d’ailleurs cette humilité, dès leurs débuts, qui avait fondé l’intégrité du discours des The Roots (comprenez « les racines »). Onze albums plus tard, cet Undun nouveau vient claquer le beignet de la planète hip-hop, le geste ample d’orchestrations, d’auto-samples, de rencontres sonores …

Comme à chaque fois, presqu’enchaîné au précédent, un nouvel album de The Roots s’ouvre comme un orchestre se met en place, un puis l’autre son, une voix, puis deux ; en dialogues perlés sur une musique électro aériennes (« Sleep », « Lighthouse »), le groupe phare de Philadelphie, distille un hip-hop (« One time », « Stomp »), toujours au croisement des genres : rap (« Make my »), bien entendu, soul / funk (« Cool on », « The otherside »), jazz (« Will to power »), classique (« Possibility », « Redford », « Finality 4th movement »), sont au rendez-vous de ce nouveau volet, qui nous conte l’histoire du personnage de Redford dans son ghetto : un « storytelling » comme sait si bien en faire Wax Tailor notamment, mais en bien plus sombre, puisqu’on y parle violence, dépendance … mais aussi de ce quotidien plein de magie et de rêves, même dans les tréfonds urbains, où vivent les laissés pour compte. Undun, c’est en ce sens la BO hip-hop d’un film de Saura, comme Vivre vite !

On peut compter, ce coup-ci, sur de grandes pointures au sein du collectif The Roots, pour dessiner cette fresque urbaine, parmi lesquels Phonte (on vous conseillait il n’y a pas si longtemps son Charity starts at Home très (im)pertinent), Dice Raw, mais aussi dans un autre genre, l’homme de l’ombre Sufjan Stevens, maître ès electro et élucubrations à la limite de l’improvisation free-jazz chargé à bloc de funk et de soul.

Ce nouvel album de 14 titres, toujours signé chez Def Jam Recordings (faut-il citer Rihanna, Jennifer Lopez, Jay-Z qui a longtemps dirigé la boîte, Kenny West ou encore LL Cool J), se révèle être ainsi bien plus qu’un album de hip-hop, une histoire, comme les conteurs aiment à les livrer, où le plaisir est tout à l’oralité plus qu’au contenu, parce que le phrasé fascine, le ton emporte, révolte, active, attise, ou laisse rêveur ; inutile de rappeler que c’est ainsi que le contenu porte ses fruits, que le propos atteint son but, par la magie poétique. A conseiller d’urgence !

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