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Album du Top 10 – Janvier 2012 : El Camino (The Black Keys)


 » J’ai perdu ma liberté le jour où j’ai su jouer de la guitare. » déclarait Noel Gallagher (Oasis) en 1997. Dépendance au rock, sans doute, comme celle qui semble lier les membres de The Black Keys.

Leur El Camino se dresse, dès la première écoute, comme une pièce maîtresse du genre, quelque part entre l’héritage mouvementé du King et des Stones, la musicalité des Arctic Monkeys qui n’a rien à voir avec de la pop synonyme de rock ramolli, et l’innovation d’un Blur …

Les Rolling Stones avaient prévenu : d’aucun ne verra jamais que le côté rock du rock’n’roll, il ne faut pourtant pas oublier le côté roll ; et le voilà sans doute dans son échappée belle la plus remarquable depuis … depuis quand déjà ? C’est vrai ça : c’était quand la dernière fois qu’on a fait du rock, efficace, sans fioritures, qui ne soit pour autant pas dénué ni de sa capacité à faire danser (« Dead and Gone), à rassembler pour  » faire bouger son anatomie » comme dirait notre King Julian à tous, ni d’une bonne dose de créativité rythmique et musicale ? Ben je crois bien que c’était avec les Stones !?

Tant l’énergie très communicative (« Lonely boy », « Gold on the Ceiling ») de ce El Camino, que sa concentration émotionnelle (« Little black submarine » est, à sa manière, une marche de plus vers le Paradis après la seule et unique écrite par Led Zeppelin bien avant que vous et moi ne soyons nés) font résonner cet album magnifique de rock (« Run right back »), comme l’une des plus belles perles du moment. Il ne faut pas longtemps pour réveiller les vieux démons de la transe rock, répétitive (« Money Maker »), si chère à Jim et ses comparses, ainsi qu’à Janis (« Hell of a season »).

Ajoutons que le phrasé accrocheur et virevoltant (« Stop stop »), joueur par moment, des refrains, appuyé sur de très belles trouvailles mélodiques nous renvoit aux grands moments de rock débridé mais construit que furent, ces dernières années, les The Strokes ou dEUS, empreints de cette coloration, légère mais essentielle, de pop (« Sister », « Nova baby »), au sens d’éclatement, de pop-up, de fenêtre ouverte, d’espace d’irrigation pour ce rock bigrement efficace et dansant, parfois presque bluesy, qui tombe à point nommer pour le quarantième anniversaire d’une L.A Woman dont il se fait plus qu’aisément le digne héritier : vous êtes sans doute en possession de l’un des meilleurs albums de rock’n’roll au monde, tout simplement.

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