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Album du Top 10 – Janvier 2012 : Given to the wild (The Maccabees)


C’est décidément souvent le cas, ces derniers mois, soit que nous ayons du mal à nous décider, soit qu’enfin, sortent du lot de telles perles que nous ne puissions décemment choisir entre deux. Refusant le coup de l’ex aequo frustrant, nous avons propulsé Chevelle ce mois-ci au regard d’une carrière déjà longue et par trop méconnue. Mais il est difficile de cacher l’extrême plaisir que nous avons eu, depuis le première seconde d’écoute, lors de notre rencontre avec ce Given to the Wild, lancé dans l’espace par The Maccabees en ce début d’année : grandiose, voilà l’adjectif qui nous vient tout de suite et définitivement pour cet album conçu dans la glaise laiteuse et nourricière des trente dernières années de pop, de rock et d’électro : attention, il ne faudra pas attendre dix ans pour que cet opus devienne un de nos Disc’idéal !

Il n’était pas difficile d’imaginer que le nouvel album de The Maccabees ferait la une, y compris chez Zikworld, tant leurs singles comme leurs albums ont toujours su rencontrer du public comme des critiques, un accueil pour le moins chaleureux et porteur (le nombre de classement dans les charts de leur Angleterre d’origine (Londres) est déjà impressionnant au regard de la « jeunesse » du groupe, dont la première galette date de 2005 seulement.

Mais ce Given to the wild va bien plus loin, convoquant la justesse de ton d’un Simple minds, la fausse fragilité d’un Simon & Garfunkel, le savoir faire virevoltant pop / rock d’un U2, et toute l’émotion d’un The Album Leaf dans le creuset de ses compositions hors du temps d’entêtement et pourtant si profondément contemporaines.

Le titre éponyme qui ouvre l’album se déploie rapidement dans l’espace, sur une tonalité que Peter Gabriel n’aurait pas reniée, comme la toile où va se dessiner sous nos yeux, en touches colorées, ce grand vent pop, sursautant, bondissant (« Feel to follow »). Souvent rock, presque effleuré (« Forever I’ve known »), sublimement orchestré dans des duos piano / batterie aériens (« Ayla »), ou épais tour à tour, lorsque la basse ronfle et vient coller à la peau (« Go »), cet album contient ce que l’électro, débarassé des explorations parfois aqueuses des Radiohead et consorts, a fait de mieux depuis Death Cab For Cutie : comme un véritable boulet lancé dans l’espace (« Pelican »), le morceau – type de The Maccabees rassemble légèreté et fluidité rythmique (« Heave » ou encore « Went away », sorte de prière pop / rock épurée), mêlées aux relents rock grinçants que The Cure et Depeche Mode ont lancé pour qui voulait s’en saisir, il y a vingt ans de ça (cela explique les étonnants « Unknown » ou « Grew up at midnight »).

Il est du même coup tout à fait évident, dès l’incontournable « Child », sorte de pulsation cardiaque cuivrée, que, plus qu’un écho musical, culturel, plus qu’un héritage de tout un tas de formations et mouvements géniaux, The Maccabees écrivent à leur manière non seulement la pop d’aujourd’hui mais une sorte de tradition dont à l’avenir, beaucoup devront se réclamer, à l’instar des voies ouvertes par des inventeurs comme Arcade Fire. Un disque absolument  incontournable et profondément beau.

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