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The seventh degree of separation (Arena)


On se souvient du tout premier opus du groupe, balancé au milieu de l’arène pour faire ses armes devant un public prog déjà aficionados d’un croisement metal que le rock d’Arena, le bien nommé, allait laisser relativement de marbre, à l’exception des connaisseurs et amateurs de sensations. L’eau a coulé sous les ponts, depuis, et voici que ceux dont on prédisait la mort sur l’autel du mode projet, sont bien vivants, et de retour avec leur The Seventh degree of separation.

Depuis qu’Arena a su diversifier la sonorité générale de ses oeuvres, on a l’extrême plaisir d’être tout autant surpris qu’emballé par de belles compositions, soignées, parfois trop léchées, mais aussi parfois le sentiment de longueur qui riment avec langueur. Qu’en est-il donc sur ce nouvel album ?

Même A capella, il se défend plutôt pas mal le nouveau front-man d’Arena, Paul Manzi : il faut bien dire que la barre était haute et que tenir la dragée haute, tant à son prédécesseur, qu’à ses acolytes pas vraiment manchots, Clive Nolan en tête (claviériste chez Pendragon), mais aussi John Mitchell (guitariste d’It frost), John Jowitt (bassiste d’IQ) et le batteur Mick Pointer (ex-Marillion), n’était pas chose aisée.

L’ouverture épique, a capela donc, puis métallique sur ce « The Great Escape » laisse augurer du meilleur ; et tant l’excellent « Rapture », qui n’est pas sans rappeler les géniaux Shadow Gallery sur l’inénarable Tyranny, que les « Echoes of the fall » et « Thief of Souls », dans la veine d’un Elegy période Manifestation of Fear, ou d’un Avantasia, sont là pour démontrer de manière très efficace l’étendue du talent de composition du groupe, de la construction rythmique aux envolées oniriques (« One last au revoir ») portées par un Nolan jamais en panne d’inspiration.

Pourtant, le « Close your eyes » inopérant, le « What if » inutile, comme le symphonique « The tinder box » pourtant sans relief, nous laissent sur notre faim : nous ne retirerons pas ces minutes d’un album qui, somme toute, avec des titres parfois plus rocks mais profondément progressifs, tendance Genesis des 70’s (« Trebuchet »), conserve une certaine unité de ton, même s’il perd selon nous en efficacité dans le propos, car le rapport qualité / longueur a, de longtemps cédé la place à celui du plaisir, quelle qu’en soit la durée.

Mais ce 7ème degré n’est pas non plus la pilule bleue pour le septième ciel que nous attendions : il remet toutefois sans aucun doute en selle une formation de très grande qualité qui retrouvera très vite, c’est certain, ses marques dans le royaume progressif dont elle fut l’une des plus belles références, il y a encore peu (Pepper’s Ghost).

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