Album promotion/Approche géographique/Culture musicale/Promotion/Sol iter/VIP / Artiste incontournable

Sol’iter : Sarah Bettens


Même si, jusqu’en 2004, et en dépit d’un premier effort solo, le monde de la musique la présentait comme la front-woman du groupe belge K’s Choice (ex-The choice), Sarah Bettens est rapidement parvenue, avec Scream tout d’abord (2005), puis Shine (2007) à prouver ses talents de composition, et à constituer un public un peu différent car plus rock’n’roll, renvoyant K’s Choice, dont la carrière est entre parenthèse à cette période, aux scènes folks et au public pro « musique independante ».

Le grand retour de Sarah et K’s Choice en 2010 avec Echo Mountains, ainsi que la sortie du nouveau 12 titres Little Echo, rebond acoustique du pré-cité, agrémenté de nouveaux titres et de covers (parmi lesquels Radiohead tout de même), était l’occasion de revenir sur cette carrière solo d’une femme très indépendante aux multiples influences.

Les débuts

Lorsqu’elle se lance dans l’écriture de singles solos, Sarah porte alors le nom d’artiste de Sara Bath, qu’elle conservera le temps d’un premier I’m so lonesome I could cry (cover de Hank Williams), puis d’un duo avec Frankie Miller, Why don’t you try me (cover de Ry Cooder). Nous sommes alors en au début des années 90’s et ces premiers essais, dans le cadre de Bandes originales de films « inconnus » ne porteront pas bien loin la jeune Sarah.

Toutefois, cela lui ouvrit assez souvent la voix du cinéma, puisqu’elle a, depuis, participé à pas moins de cinq autres scores : « Someone to say hi to » (BOF Zus & Zo, nominé aux Oscars), « You always know your home » en duo avec Ozark Henry (BOF Sedes & Belli), « All of this past » (BOF Underworld), « Leef » (BOF Leef) et le fameux Sex Crimes, qui marqua toute une génération de cinéphiles, qui sait, peut-être grâce à la voix de Sarah.

K’s Choice

Le milieu des années 90 marque les débuts de K’s Choice (alors appelé The choice), dont Sarah est co-fondatrice avec son frère cadet Gert (ex-The basement Plug, pour lequel Sarah avait fait quelques essais de voix). La carrière qui s’ouvre à eux permit au public de (re)découvrir Sarah sous un jour plus folk – rock, le temps d’albums finement orchestrés.

Elle participera, durant ces dix années à de multiples projets et collaborations, de Khaleel (« People watching », « Love comes around » ou « Daddy’s little girl ») à Thé Lan (« Onder de Dijk » sur De God van Nederland), en passant par Anouk, Floris, Clement Peerens Explosion ou Dirk Blanchart Mindsurfin’, sans citer d’autres apparitions plus confidentielles et une ou deux compilations.

Privée de rien 

En 2004 enfin, le single Fine annonce la sortie de son premier EP solo Go!, agréablement accueilli par la critique, même s’il faudra attendre le premier véritable opus de Sarah Bettens, Scream (2005) ainsi que ses magnifiques singles Not Insane, Stay et Come over here, qui firent le tour de la planète, pour que la consécration soit définitive. Cet album, bien plus rock, à l’artwork d’inspiration punk, permet à Sarah de distinguer son travail solo de la carrière écrasante de K’s Choice, qui traverse alors une phase à blanc, et de se transformer en icone vocale des publicités pour multinationales (Pepsi generation, Nike, Levi’s, pour ne citer qu’eux).

En 2007, Sarah passe encore un cran au-dessus, en confirmant ses talents de composition, de jeu scénique, son endurance et sa personnalité originale, avec son dernier album en date, Shine, dont sortiront deux singles, Daddy’s gun et I can’t get out. C’est l’occasion pour elle, avec ce titre, de montrer, à l’instar d’Ani Difranco par exemple, qu’elle assume parfaitement son homosexualité ; l’album, notamment vendu en Belgique avec le quotidien « de morgen » à 180 000 exemplaires, a ainsi été fortement médiatisé, comme ce fut le cas lorsque Prince avait tenté ce mode de diffusion – choc et efficace, à la différence que ce dernier contournait alors, en outre, les multinationales du disque, en produisant lui-même son méfait.

En 2008, Never say goodbye, un album acoustique, vient rappeler aux fans, si besoin était, que Sarah, qui reprendra la voie (voix) de K’s Choice l’année suivante (pour l’album qui sortit en 2010, Echo Mountains et qui marqua le grand retour du duo belge), n’en avait pas fini avec sa carrière solo, pour notre plus grand plaisir.

Album conseillé : Scream (2005)

Commentez !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s