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Portail Rock : novembre 2011


« L’assommant primitivisme rythmique du rock : le battement
du coeur est amplifié pour que l’homme n’oublie pas une seconde
sa marche vers la mort. » »
                  Milan KUNDERA, L’Art du Roman.

  • Kasabian a révélé qui serait en première partie de son unique concert parisien, au Zénith, le 22 novembre prochain : The Subways auront donc cet honneur …
  • Zikworld recommande l’excellent travail du magazine belge Prog’ Résiste. Abonnements, renseignements sur : http://www.progresiste.com
  • Barry Feinstein, photographe rock des sixties, auteur du fameux artwork du The times They are a-changin’ de Bob Dylan, du Pearl de Joplin et de tant d’autres clichés mythiques, est mort à 80 ans le 21 octobre dernier. R.I.P.
  • Le dossier de novembre, « Musique et engagement » cite plusieurs fois Rock & Politique : L’impossible cohabitation, excellent ouvrage signé Julien Demets (et Préfacé par Jean-Paul Huchon, Président de la Région Ile-de-France), dans La collection des Cahiers du Rock (Autour du Livre – 2011).

 » Si le rock a un rapport avec la politique ? Allez donc poser la question aux prisonniers de Guantanamo, d’Irak ou d’Afghanistan, eux que leurs geôliers soumettaient à l’écoute ininterrompue  volume poussé au maximum  des chansons les plus violentes dAC/DC, Metallica, Aerosmith ou Nine Inch Nails. Heureusement, l’utilisation du rock à des fins politiques ne se résume pas aux pratiques tortionnaires de soldats américains. Depuis les années 1960 jusqu’en ce début de XXIe siècle, de la guerre du Vietnam à l’accession de Barack Obama à la Maison Blanche, les rockers ont exprimé, en mots et en musique, leurs points de vue sur les grands problèmes du monde et les difficultés du quotidien.

Mais entre Give Peace a Chance du Plastic Ono Band, enregistré en 1969, et les deux compilations Rock Against Bush parues en 2004, limplication des musiciens est-elle restée la même ? Pas tout à fait. Les années 2000 ont même fait apparaître une nouvelle race de rockers-diplomates (Bono de U2 ou Damon Albarn de Blur/Gorillaz) dont les objectifs, le discours et la méthode ont pris à contre-pied toutes les règles traditionnelles de l’engagement rock. Au point de le trahir ? La question mérite dêtre posée. Car le rock engagé est une gageure, l’union improbable dune musique frivole et dune pensée idéologique rigoureuse, dun mouvement qui libère et ébranle et d’un autre qui règlemente et construit. Alors, de quelle façon aborder le sujet ? Dans les actes ou dans les textes ? De manière systématique ou ponctuelle ? Et pour quels résultats ?

De bonnes chansons, un monde meilleur pour nos enfants ? Quoiqu’il en soit, le rock a depuis longtemps dépassé le simple cadre du divertissement pour pénétrer en profondeur celui de la Cité, de ses usages. Au point même d’en initier certaines (r)évolutions (sexuelle, raciale), conduisant ainsi au fléchissement dun conservatisme moral, religieux et politique séculaire. Alors oui, le rock, incontestablement, a joué un rôle politique. »                
                                                                               [Julien Demets]

 

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