Album promotion/Top 10 mensuel

Top 10 Octobre 2011 : Iconoclast (Symphony X)


Bon, puisqu’il convient de poser les éléments de contexte, voilà de quoi faire : Mickael Romeo, derrière sa gratte et Russell Allen au micro sont un duo de choc depuis près de 15 ans maintenant ; rien depuis The divine Wings of Tragedy, album culte du groupe Symphony X n’a de raison de venir faire déchanter la réussite du groupe, pas plus que l’ambiance de travail ou les compositions techniquement hors pairs.

Quoi alors ? Juste que les fans de musique pseudo-progressive, entendez ceux qui résument le genre – et dont nous ne sommes pas, vous l’aurez compris – aux rythmes syncopés, aux breaks, aux envolées lyriques, seront déçus, à plus forte raison, par cet Iconoclast, avant tout métal, rock, plus que prog en ce sens. Si d’aventure vous avez lu l’histoire du rock (certains l’auraient vécue ? nous serions heureux de vous compter parmi nos lecteurs mais restons humbles), écouté King Crimson, mais aussi Peter Gabriel, Gong, Angra, Kate Bush, vous savez que le progressif est avant tout une perception de l’espace, du propos, de l’architecture globale et événementielle d’un morceau, comme déclinaison d’un thème a fortiori majeur et rock. Dans cette approche moins « organisable » au sens de vos nouvelles applis rassurantes iPhone, un Iconoclast de ce type a sa place sur l’étagère, juste à côté du Awake tant critiqué à l’époque (soyez honnête) de Dream Theater, côté pêchu il est vrai, car tous les titres ou presque sont de purs brulots speed, techniques et emportés.

Nous sommes, pour notre part, heureux qu’Allen retrouve une voix de refrain (hors les immondices appelés choeurs symphoniques, qui ont flingué le métal depuis plus de 10 ans), pêchue, avec du coffre (je me souviens encore ce concert avec chemise à jabots !?) … de la musique trampée donc, mélodique, construite (et Roméo reste moins démonstratif que la moitié de la planète Stratovarius & co en tête – merci pour ça).

Oui, cette chronique d’Iconoclast prend une tournure de règlement de compte : c’est qu’il est grand temps pour Zikworld de dire aux enfants qu’il est l’heure de se coucher. Aux autres de ne pas bouder leur droit à sortir de leur réserve, à se faire plaisir, et tant pis si Symphony X n’entre pas dans les attentes : Baudelaire ne disait-il pas que, l’oeuvre terminée elle n’appartient plus à son auteur ? Gageons que les amateurs de bonne musique sauront quoi faire de ce disque qui efface ses insipides prédécesseurs (à quelques titres près) de ces 5 ou 6 dernières années.

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