Album promotion/Top 10 mensuel

Top 10 Octobre 2011 : A dramatic turn of events (Dream Theater)


On l’attendait, disons-le, au tournant, tout autant qu’on l’espérait, bon, juteux, comme à la sortie du four le résultat d’une recette qui avait su exciter nos papilles dès la mise à plat sur le papier … Et puis il y avait le contexte, celui du départ de Mike Portnoy et de son remplacement par Mike Mangini. Au train où allaient les échanges sur Internet, nous étions sûrs chez Zikworld que cet album nouveau, serait moins jugé sur ses qualités intrinsèques que sur celles tant du travail fourni de composition et d’écriture que du groupe dans sa configuration actuelle, son état d’esprit. Preuve est faite que l’approche intégrée reste la bonne : nous avons su faire fi de cela, nous nous sommes tout bonnement posés, les écoutilles ouvertes, sans a priori et nous l’avons pris, de face, avec force et … notre côté maso, avec un plaisir non dissimulé : LA CLAQUE !

Rien n’est en effet à jeter dans cet opus TRES haut en couleurs, qui, tout en délivrant ce rock progressif mâtiné de métal, technique mais sans en faire trop (ils ont appris cela avec les années), visite des atmosphères nouvelles : de l’aérien, disons-le floydien « On the backs of angels », où guitares et claviers échangent dans une caballe longue et enlevée, Dream Theater parvient à glisser vers un rock lourd, aux ambiances indus, voix éraillée, qui n’est pas sans rappeler un Awake (adoré chez Zikworld, qu’on se le dise), pêchu mais en plus orchestré (« Build me up, bring me down »). Et si cette thérapie de groupe indéniablement menée tout au long des titres longs et lourds de cet album comme un fil d’Ariane, leur permet d’embrasser des ambiances plus envoûtantes encore (« Bridges in the sky » est en ce sens une perle et ce morceau est tout simplement subjuguant), gageons qu’ils ont gagné à traverser cette période de doutes.

D’autant que le travail de Mike Mangini, largement à la hauteur, apporte dans le jeu un soupçon de nouveauté : moins syncopé ou double-batté (l’âne(rie) du déjà-vu) euh battu, le rythme maîtrisé en duo avec le stick de Myung se révèle monstrueusement efficace sur le symphonique et griffu « Outcry ». En résumé, les neufs titres de ce nouvel album font la part belle à chaque instrument sans jamais céder à la juxtaposition technique, James a renoncé aux sphères suraiguës qui nous le rendaient inaudible depuis des années, on flirte avec l’indus, le dark ou le post-rock éraillé, effleuré, orchestré et l’on est bien obligé d’admettre qu’on a pris un pied infini à écouter ces longs mais bons brulots rock, définitivement rock (and roll the new band) !

Commentez !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s