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DOSSIER : STEVEN WILSON, L’INSATIABLE …


La parution de son nouvel album, intitulé Grace for drowning est l’occasion pour ZikWorld de mettre en lumière le travail de longue haleine de Steven Wilson, leader du groupe de rock progressif Porcupine Tree, fondateur de tonnes de projets (citons No-Man, Bass Communion, IEM, Blackfield), consommateur de très nombreuses collaborations (Marillion, Anja Garbarek, Opeth …), tous genres musicaux confondus … Plongez dans l’univers d’un artiste insatiable !

  • STEVEN WILSON : The will to live

ZikWorld vous retrace rapidement la biographie de Steven Wilson, et vous donne quelques liens pour creuser …

Steven John Wilson est donc né un 3 novembre 67 à Hemel Hempstead, (Hertfordshire – Angleterre). Bien qu’ayant refusé très jeune l’apprentissage de la guitare, il développe rapidement un amour pour la musique, à travers les disques écoutés pâr ses parents ((son père écoute le Dark side des Floyd, sa mère Love to love you baby de Donna Summer). C’est adolescent qu’il revient à la guitare et développe ses premiers bidouillages avec le matériel de l’époque ; Il est rapidement impliqué dans deux groupes, Altamont et Kharma, au sein duquel il compose (ces titres se retrouveront en partie dans les albums de PorcupineTree par la suite). A 14 ans, Steven rencontre Alan Duffy : les paroles d’Alan ne cesseront jamais plus d’accompagner Steven dans ses années Delirium : avec Malcolm Stocks, autre grande rencontre de sa vie, à grands renforts de Gong, King Crimson, Hawkwind, Zappa bien sûr ou les Grateful Dead, ils se lancent dans l’aventure The incredible Expanding Mindfunk, où l’on retrouve les deux grandes directions musicales héritées de l’enfance …

En 86, Steve crée, en parallèle avec Tim Bowness le groupe No-Man , très orienté Art-Rock (violon à l’appui). Porcupine Tree naît du Incredible Expanding … et aura la carrière qu’on lui connaît de groupe progressif, tendance métal par moment, très daliesque, assurément surréaliste dans l’approche musicale, comme dans le graphisme, les vidéos … A compter de 98, tandis que des tensions mettent à mal Porcupine Tree, Steven s’engage dans de nouveaux projets : Bass Communion, puis IEM (reprise des compos d’Altamont). Enfin, sa rencontre avec Aviv Geffen, jeune copositeur israelien, donnera naissance au génial Blackfield.

En parallèle, Steven participe à l’écriture, produit, mixe, joue de la guitare ou du claviers, sur des tonnes d’albums (voir notre page « collaborations »), de Yoko Ono à Opeth ou Orphaned Land, dernièrement Anathema, mais aussi Anja Garbarek, Marillion, Fish, Paatos, soit plus de 300 pages de discographie à son compteur à ce jour … qui dit mieux ? En 2009, il sellance dans l’écriture solo (tout ce qui n’avait pas été dit ?!). Ce qui est sûr, c’est que c’est l’amour de la musique qui fait courir le sieur Wilson, dont les projets restent somme toute très confidentiels, mais d’une qualité extrême. Gageons que ce Grace for drowning sera une nouvelle occasion de le prouver …

  • GROUPES : De Porcupine Tree à Headphone Dust

Oubliées les premières tentatives (Altamont …), c’est Porcupine Tree qui est vite devenu l’image de Steven Wilson.

Après les années Delirium, conclues par un Signify (1996) superbe mais impénétrable pour certains, les influences floydiennes vont se faire plus professionnelles :  » C’est avec cet album que tout a commencé en tant que groupe, déclare Richard Barbieri, cela a été le début du son Porcupine Tree« . Stupid Dream (99) et Lightbulb Sun (2000) vont apporter, chez Snapper, la reconnaissance internationale à l’oeuvre jusqu’alors peu connue du quatuor. Mais pour Steven , les influences « pop » de ce dernier opus l’éloignent de ses fondamentaux : « Nous avons tous envie de faire quelque chose de plus sombre et de plus nerveux» déclare-t-il ; les changements sont proches … 2002 voit Porcupine Tree signer chez Lava Records, avec un nouveau batteur à la clé, Gavin Harrison. 2005 marque le tournant plus métal de la carrière de PT, avec Deadwing, son jamais démenti depuis (Fear of a blank planet en 2007).

En parallèle, Steven a mené sa carrière avec No-Man d’abord, historiquement No Man is an Island (Except the isle of man) : Avec Tim Bowness, Ben Coleman le violoniste, ils sortent Colours en 90 avant un véritable premier opus éponyme en 1993. En 94, Flowermouth marche fort et Wilson passe « pro » (il abandonne son métier pour se consacrer à la musique à plein temps). C’est parmi les guests de ce travail, en parallèle de tensions aec son label, que Steven va trouver les comparses du futur Porcupine Tree.

Bass Communion et IEM sont des projets plus confidentiels : le premier, très ambient, et électro donnera jour à plusieurs galettes à compter de 1998, idem pour IEM, très psychédélique, qui paraîtra chez Headphone Dust, le premier Label créé par Steven Wilson et fait revivre les enregistrements de la période Altamont. De sa rencontre avec Aviv Geffen enfin, va naître Blackfield, plus pop grand public, mais très progressif : premier opus en 2004 puis Blackfield II en 2007 (avec un DVD) : la notoriété est faite pour le sieur Wilson qui peut partir solo, un temps …

  • COLLABORATIONS : Omni Steven

On dénombre a minima 34 albums auxquels Steven Wilson a participé, de près (production, guitares, chant etc) ou de loin (apparition sur un titre), et ce, entre les années 90 et maintenant.

Parmi les artistes concernés, il y a bien évidemment les adeptes du progressif, tels qe Marillion, son ex-frontman parti en solo Fish, Opeth, Paatos, plus récemment Orphaned Land (plus métal), mais aussi des artistes qui officient dans des genres très différents (Yoko Ono la bien nommée, Anja Garbarek, fille de Jan Garbarek, et auteure d’excellents albums électros, mais aussi, de la BO du film Angel-A de Luc Besson).

  • Carrière solo : Wilson l’insurgé

La carrière solo de Steven naît discographiquement en 2009 avec Insurgentes, même si l’on sait qu’aux alentours de 95 – 98, les morceaux de Porcupine Tree sont d’abord le résultat de son écriture, de ses compositions, ainsi que dans la période 2001-2002, compte tenu des difficultés dans le groupe.

Insurgentes, sorti en 2009, se présente comme un mélange de toutes ces influences non encore « assumées » mélodiquement par Steven Wlson au sein de ses groupes et prokets : Hip-hop, indus, post-punk, disco (?!) sont au rendez-vous, en parallèle, pour Steven, de la création de son label Headphone Dust. Les RMXS, entendez ses remixes, sortent en 2010, qui viennet creuser encore le fossé de l’inattendu : Steven y développe, à la manière du travail réalisé avec Bass Communion, des ambiances délirantes, très progressives. Quant à l’imagerie Wilson, en solo, vos en avez quelques extraits, très « symboliques », pour ne pas dire « surréalistes » ci-dessous …

http://www.youtube.com/watch?v=JTEWlSTQ1RI

http://youtu.be/GG8XYiqlFA8

L’annonce en cette rentrée 2011 du Grace for Drowning est donc un grand moment, puisque les fans vont enfin savoir la direction prise cette fois par Steven : album en coffret avec blu-Ray, book … tout est là pour une expérience visuelle et sonore hors du commun … Si Floyd s’amenuit, la relève est assurée, c’est sûr. Quant ax fans de Porcupine Tree déstabilisés par l’orientation plus métal des années depuis 2005, les voilà rassurés : ils ont le mentor pour eux, le PT pour l’évolution future ?!

Notre dossier compile des éléments que vous pourrez retrouver ça et là sur les Sites officiels de Steven Wilson ou de ses groupes (ou label), disponibles depuis SA PAGE. Il a également été nourri de la lecture, au combien passionnante, de l’article, très poussé, publié par le magazine belge PROGrésiste, dans son n°51 (1er Trimestre 2008). Si vous souhaitez approfondir la carrière de Steven Wilson dans le détail, et plus précisément l’immensité de ses collaborations, nous vous conseillons sa discographie officielle (369 pages), que vous pouvez télécharger sur son site, au format Acrobat *.pdf.

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